Bien communiquer l’information pour que l’on puisse prendre en compte l’événement dans le parcours de l’enfant

de Damien, Professeur d’anglais

17/09/2020

Quand un élève perd un parent, c’est important que l’information circule bien. Voici un exemple de bonne gestion de l’événement : quand le décès survient, la vie scolaire et l’administration prennent contact avec la famille. Après l’infirmière scolaire est mise au courant. Les infirmières scolaires sont très présentes dans les établissements et c’est vraiment le pivot dans ce cas-là. Après c’est assez simple, l’information est redonnée au professeur principal et le professeur principal, après, redonne l’information à son équipe. Ce qui fait que tout le monde était au courant, mais surtout qu’il y a concertation en haut, ce qui permet concertation avec le professeur principal qui peut, lui aussi, faire concertation avec les collègues pour voir quelle est la réaction la plus appropriée.

A l’inverse, quand il y a dysfonctionnement au niveau de la chaine de communication dans les établissements, on court à la catastrophe. À partir du moment où quelqu’un ne fait pas la communication comme il faut, on se retrouve avec des cas où un gamin qui perd son père se retrouve avec un avertissement d’absence parce qu’il ne vient pas en cours. Vous imaginez un peu dans quel état ça peut mettre ! Le gamin a raté quelques jours le temps des obsèques, puis il a séché des cours parce qu’il était en détresse. Ce gamin c’était un cinquième, il vivait une situation très compliquée et là-dessus l’école, au lieu de le soutenir, elle l’accable. Avec une mère totalement effondrée et un gamin qui du coup, en plus, s’est vraiment braqué derrière. Le gamin, après un truc comme ça, il faut du temps pour regagner sa confiance aussi.  Tout ça sur un défaut de communication.

Par contre, l’annonce en classe, c’est très compliqué, ce n’est même pas utile dans le sens où les copains étant au courant, les copains vont le dire à d’autres copains et très rapidement tout le monde est déjà au courant quand le gamin revient. Il n’y a pas besoin de passer par l’annonce en classe qui peut être assez stigmatisante.

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Damien

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